Quand on m’a proposé une mission de trois jours à Lyon avec un producteur d’huile des pays de la CEI cherchant des distributeurs en France, je ne m’attendais pas à ce que tout soit si compliqué. Pendant ces trois jours à Lyon, tout semblait jouer contre nous : les embouteillages, des réunions déplacées à la dernière minute, des cartes carburant capricieuses et des obstacles logistiques à chaque étape.
J’étais là en tant qu’interprète-coordinatrice pour le représentant de l’entreprise productrice d’huile, mais mon rôle dépassait largement la traduction. Il fallait gérer les problèmes logistiques en temps réel :
Contrôler le stationnement et les paiements.
Téléphoner aux participants pour reporter les rendez-vous à cause des retards dus aux embouteillages.
Traduire les dialogues à la réception ou lors de négociations improvisées.
En réalité, chaque obstacle est devenu une opportunité :
Établir un contact avec un distributeur clé.
Assurer la communication lors de réunions sensibles.
Soutenir la création de nouvelles opportunités d’affaires.
Le travail d’un interprète ne se limite pas à la langue : c’est une question d’adaptation, de médiation et de maintien de la dynamique du projet, même quand les plans, la logistique ou l’équipement menacent de tout bloquer.
Au final, j’ai été confortée dans une vérité importante : même dans des conditions difficiles, la collaboration par-delà les frontières est possible. Quand les participants sont impliqués et flexibles, la langue n’est qu’un outil parmi d’autres : ce sont les interactions humaines qui font avancer les projets.