
Ma première expérience professionnelle au Royaume-Uni
Royaume-Uni, 2003. L’histoire d’un stage réalisé dans le cadre du programme Leonardo da Vinci, qui est devenu ma première expérience professionnelle à l’international.
Récemment, au cours d’une séance, l’un de mes clients a prononcé une phrase qui m’a ramenée au début de mon parcours professionnel.
Nous parlions de la notion d’expertise lorsqu’il m’a expliqué qu’il préférait ne pas traiter un sujet dans lequel il ne se considérait pas véritablement expert.
Cette remarque m’a fait repenser à ma première expérience professionnelle à l’étranger.
Après une année d’études dans une école de commerce à Vienne, j’ai décidé de déposer ma candidature au programme Leonardo da Vinci afin d’effectuer un stage au Royaume-Uni.
À cette époque, je ne remplissais pas les critères d’éligibilité du programme. Les candidats devaient, en principe, être ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou y résider depuis au moins cinq ans. Je ne répondais à aucune de ces deux conditions.
Pourtant, j’ai décidé de tenter ma chance. À ma grande surprise, j’ai été sélectionnée.
Le stage n’était pas rémunéré, mais l’ensemble de mes frais — le voyage, le logement, les transports sur place et les repas — était pris en charge sur présentation des justificatifs. Je devais conserver tous les reçus, puis les dépenses engagées m’étaient intégralement remboursées.
J’avais alors 23 ans.
Je n’étais pas spécialiste du droit britannique et, bien entendu, je ne connaissais pas à l’avance les réponses à toutes les questions auxquelles j’étais confrontée.
Mon travail consistait à effectuer des recherches sur différents aspects du droit britannique, à identifier des sources fiables, à comprendre des sujets parfois complexes, puis à présenter les résultats de manière claire et directement exploitable à des interlocuteurs qui n’étaient pas juristes : le directeur des opérations, la responsable des ressources humaines ou encore le directeur général de l’entreprise.
Avec le recul, je réalise que cette première expérience annonçait déjà, à bien des égards, la suite de mon parcours professionnel. Une grande partie de ma carrière m’a amenée à découvrir de nouveaux projets, de nouveaux pays et de nouvelles problématiques qu’il fallait comprendre rapidement, au fur et à mesure du travail.
Il ne s’agissait pas de tout savoir dès le départ, mais d’être capable de poser les bonnes questions, de rechercher l’information, de l’analyser, d’apprendre et de trouver des solutions.
Avec le recul, je me rends compte que cette expérience m’a appris une leçon qui m’accompagne encore aujourd’hui : un professionnel ne se définit pas uniquement par ce qu’il sait déjà, mais aussi par sa capacité à apprendre rapidement, à analyser une situation nouvelle et à trouver des solutions.